Un monde sans Wall Street?

En ces temps de crise et d’austérité, de nombreux citoyens oscillent entre deux sentiments, balancés entre l’indignation et la résignation.  L’indignation et l’écœurement devant l’injustice des sacrifices imposés aux populations.  La résignation et l’impuissance face à une mondialisation sans contrôle et des gouvernements soumis aux dictats des marchés.  Nous devons changer radicalement les règles du monde mais nous nous pensons incapables de relever ce défi.  Tel est le piège qui nous enferme et rétrécit l’horizon des possibles.  Des voix s’élèvent, dénoncent cette situation de marasme démocratique et appellent à un véritable sursaut citoyen.  Les Stéphane Hessel, Edgar Morin, Jacques Généreux, Paul Jorion, Joseph Stiglitz ou le collectif des économistes atterrés… nous offrent non seulement des clés d’analyse et de compréhension  sur la crise mais aussi et surtout dégagent des pistes concrètes de sortie de crise et de transformation démocratique de la société.

L’ouvrage de François Morin « un monde sans Wall Street » poursuit cet objectif.  Il  constitue un espoir pour toutes les forces sociales progressistes.  Il permet de penser et construire au quotidien une société fondée sur la justice sociale et l’égalité citoyenne.  Cette prise de conscience de l’action politique et sociale  passe par une réappropriation démocratique et citoyenne des questions  économiques.  Le Cepag entend porter ce débat dans ces formations et ses rencontres citoyennes.  « Un monde sans Wall Street » nous servira de fil rouge pour travailler à l’émergence d’un « monde plus solidaire et démocratique ».