Les crises sont inhérentes au capitalisme, elles en sont le moteur d’évolution. En effet, loin du mirage idéaliste de la « main invisible » qui régulerait le marché par le biais de l’offre et la demande, les faits illustrent plutôt ce que Marx appelait la « tendance monopolistique du capital », c’est-à-dire sa concentration dans un nombre toujours plus restreint de mains, ce qui, aujourd’hui, se traduit par une détention des richesses par un nombre restreint d’actionnaires de multinationales. Ce que nous nommons actuellement la globalisation/mondialisation n’est finalement rien d’autre que la manière dont cette mainmise se réalise. Elle s’accompagne, à l’autre bout de la chaîne, d’une prolétarisation/salarisation croissante de la population – accompagnée d’un recul de la conscience de cet état – à travers la disparition progressive mais constante des artisans et petits indépendants/commerçants, des agriculteurs propriétaires terriens…