Depuis fin 2011, le gouvernement fédéral (PS – Sp.a – CDH – CD&V – MR – Open VLD) a introduit de nombreuses mesures détricotant notre système d’assurance-chômage. Certaines ont déjà commencé à faire sentir leurs effets : dégressivité accrue des allocations de chômage, renforcement des contrôles dits « de disponibilité » et des sanctions en découlant, allongement de la durée du stage d’insertion, dégradation de la notion d’emploi convenable…
D’autres mesures produiront leurs sinistres effets en décalage avec leur instauration. Il en va ainsi de la dégradation des périodes assimilées pour la pension et de la limitation dans le temps des allocations d’insertion. Cette dernière réforme risque de mener à l’exclusion de 55.000 sans emploi dont 35.000 en Wallonie.
Une catastrophe sociale pour les personnes concernées mais aussi une catastrophe budgétaire pour les communes et les CPAS qui auront à en supporter le coût. Tout ça pour une économie budgétaire dérisoire pour l’Etat fédéral.
Cela n’a malheureusement rien d’étonnant dans la mesure où ces mesures n’ont aucune vocation d’économie budgétaire. Le seul objectif réellement poursuivi est la précarisation généralisée du marché de l’emploi ! De quoi satisfaire les partisans d’un marché de l’emploi totalement dérégulé, un marché répondant aux exigences de rentabilité et de flexibilité des entreprises et des actionnaires.