Travail, précarité, résistances : « l’action collective face à la précarité »

Le 21 février dernier, le CEPAG et la FGTB Wallonne ont organisé une nouvelle journée sur la dégradation des conditions de travail et sur les résistances qui tentent de lui faire face. Cette journée d’étude poursuit une vaste réflexion et sensibilisation sur le travail, ses conditions, et sur les résistances collectives qui mettent en cause son organisation capitaliste.

C’est essentiellement au travers de la précarité que la question de l’action collective – notamment l’action syndicale – a été abordée. Car, la précarité est devenue une caractéristique essentielle des conditions de travail d’aujourd’hui : peur de perdre son emploi, restructuration, menaces de délocalisation, sous-traitance, contrats temporaires, travail intenable, stress…

Le syndicalisme du 21ème siècle est donc confronté à un enjeu majeur : celui de construire des formes de résistance adéquates à la nouvelle donne du travail précaire afin de peser sur les rapports sociaux qui le produisent.

Construite autour d’interventions de délégués syndicaux et de sociologues du travail et de l’action collective, cette journée a permis d’échanger sur des situations de travail de différents secteurs d’activité et sur les conditions à réunir pour développer des formes d’action collective qui tentent de contrer cette précarisation. Cette note propose une approche synthétique des contenus développés lors de cette journée et constitue une invitation à s’investir dans cet enjeu central pour les mouvements sociaux du 21ème siècle.