La réforme des pensions poursuit inexorablement son cours sans plus aucune concertation sociale digne de ce nom. Les acquis sociaux et les mécanismes de solidarité à l’œuvre dans les régimes légaux de pensions des salariés et des fonctionnaires tombent les uns après les autres ou sont vidés de leur substance. Et, dans le même temps, le gouvernement « Michel » autorise les pensionnés à exercer une activité professionnelle rémunérée sans limite à partir de 65 ans ou moyennant 45 années de carrière professionnelle. Mêmes les flexi-jobs sont élargis et accessibles maintenant aux pensionnés. Les employeurs, toujours à la recherche d’une main d’œuvre bon marché et flexible, se frottent déjà les mains.
Comme si cela ne suffisait pas, l’idée d’une pension « à points », modulable en fonction des contraintes budgétaires et de l’évolution démographique, fait son chemin. Les deux objectifs principaux du gouvernement Michel et du patronat se résument à travailler encore plus longtemps avec une pension encore moins élevée ! On s’achemine ainsi vers une pension minimum de base et dérisoire, à moins de 1.000€ par mois, montant qui est largement en dessous du seuil de pauvreté en Belgique (1.115€ pour un isolé). Aujourd’hui, ils sont déjà plus de 300.000, parmi les salariés, à vivre cette situation.