Plus d’autonomie locale pour affronter les crises

Il y a très exactement 50 ans, quatre chercheurs américains (sous la direction de Donella Meadows) publiaient pour le compte du Club de Rome un rapport sur les « Limites de la croissance ». Il annonçait une évidence : la progression infinie de la consommation de ressources finies n’est pas durable. Nous sommes aujourd’hui confrontés aux conséquences de ce constat. L’accueil de cette analyse à l’époque a laissé les décideurs politiques, économiques et même les organisations syndicales assez… froids. Rien de sérieux n’a été entrepris pour préparer la société aux chocs prévisibles. Nous avons vécu depuis comme si la réalité était une illusion mais elle nous rattrape : pandémies, inondations, sècheresses, migrations, crise énergétique, guerres… Il faut ajouter au tableau des horreurs l’épuisement des ressources minérales, celui des sols, la chute de la biodiversité, les conséquences des pollutions diverses et nombreuses, etc. etc… La 6e extinction de masse des espèces vécue par la planète bleue est en cours. Cette fois, ce sont les hommes qui en sont responsables. Au cours des 5 précédentes, 85% des espèces vivantes ont disparu !