Brandie comme un trophée par le gouvernement Arizona, la limitation des allocations de chômage dans le temps (2 ans maximum) suscite autant de questionnements que d’inquiétudes.

Mais les représentants du gouvernement fédéral n’en ont que faire… En présentant cette réforme, ils accumulent les approximations, fausses vérités, vrais mensonges et déclarations racistes.

Il est pourtant prouvé que l’exclusion ne favorise pas le retour à l’emploi. Au contraire, elle aggrave l’exclusion sociale, la pauvreté et éloigne de l’emploi. Elle accentue également les inégalités sociales, que ce soit au sein de la population mais aussi entre Régions et communes.

De nombreux exclu·es n’auront en effet d’autre choix que de se tourner vers les CPAS et les compensations fédérales annoncées sont bien insuffisantes. Résultat : les finances de certaines communes vont tomber dans le rouge et elles n’auront pas d’autre choix que de réduire les services à la population et d’augmenter les taxes communales. Et ce sont, une fois de plus, la Wallonie et Bruxelles qui seront de loin les plus touchées…

Avec David Lannoy, spécialiste des questions liées au chômage au CEPAG, nous vous proposons de faire le point sur la réforme et ses conséquences tant pour les 180.000 sans emploi, travailleuses et travailleurs précaires concernés que pour la Sécurité sociale, la qualité de l’emploi et la société dans son ensemble.