Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco… Autant d’empires économiques et financiers qui n’en finissent pas d’étendre leur puissance sur le monde.
A tel point que l’on peut raisonnablement se demander si les Etats et les citoyens exercent encore un quelconque contrôle sur des sociétés tentaculaires qui se jouent des lois nationales et internationales.
Dernier exemple en date : le Règlement des Différends Investisseurs-Etats (RDIE) prévu dans les négociations pour l’instauration du TTIP, Traité de libre échange entre les USA et l’UE. Le RDIE permet de créer des tribunaux qui accordent plus de pouvoir aux entreprises face aux États, en permettant à une firme d’attaquer un État devant un tribunal arbitral pour réclamer des millions d’euros de dommages et intérêts.
Face à la toute-puissance des multinationales, est-il encore possible de résister ? Des recours sont-ils possibles face à leurs excès ?
Pour en parler avec nous :
- Gabrielle LEFEVRE, journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d’urbanisme et d’évolution sociétale ; co-auteure, avec Eric David, du livre « Juger les multinationales » (Ed. Mardaga, en coédition avec le GRIP, Novembre 2015, 192 pages)
- Antonio GAMBINI, chargé de recherche au CNCD-11.11.11