
En Belgique, cela fait 30 ans qu’un cadre légal a été adopté pour lutter contre la traite et le trafic des êtres humains. La loi a même été renforcée en 2005, afin de mieux mettre en évidence les aspects d’exploitation.
Pourtant, des femmes et des hommes qui vivent et travaillent dans l’ombre sont encore quotidiennement exploités. Comme Sara, sans papiers, qui nettoie des bureaux et est soumise au chantage de son employeur ou Ana, prostituée, qui subit les menaces et violences de son proxénète.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Belgique, on estime à 11.000 le nombre de victimes de traite des êtres humains ! Conflits, crises, urgence climatique et augmentation des inégalités ainsi que de la précarité sont autant de facteurs qui accroissent les risques d’exploitation et frappent les plus vulnérables. À l’heure de la dérégulation accélérée du travail, cette question est plus que jamais d’actualité, et risque de concerner de plus en plus de personnes.
Comment agir face à cette situation ? Quelles pistes envisager pour venir en aide aux victimes d’exploitation ? Comment éviter que, face à des mesures visant à affaiblir de plus en plus les droits des plus précarisés, la traite des êtres humains ne s’étende davantage ? Retrouvons-nous ce vendredi 26 septembre de 9h30 à 12h30 (accueil à 9h) pour en parler aux côtés de :
- Christian MEULDERS, Directeur de l’asbl Sürya, une organisation sociale spécialisée dans l’accueil, l’accompagnement et l’hébergement des victimes de la traite et du trafic international des êtres humains
- Andrea DELLA VECCHIA, Secrétaire fédéral de la Centrale générale FGTB, témoignera entre autres de pratiques inhumaines à l’égard de travailleurs victimes de l’infraction de traite.
Témoin de traite des êtres humains ? www.stoptraite.be ou 078/055 800.