À qui appartient le corps des femmes ? – États généraux féministes 2026 #3
Le CEPAG et le Bureau wallon des Femmes de la FGTB vous invitent au troisième et dernier rendez-vous des États généraux féministes de l’année 2026. Après le sexisme ordinaire en avril et la réforme du chômage en septembre, nous clôturons l’année avec une question centrale : à qui appartient le corps des femmes ?
Faire des enfants, ne pas en faire, quand, combien, à quel prix… Ces choix devraient revenir aux femmes. Pourtant, ils restent l’objet de pressions constantes. Partout en Europe, la baisse de la natalité nourrit des discours alarmistes et des appels au « réarmement démographique ». Portés notamment par la droite et l’extrême droite, ces discours natalistes enferment les femmes dans leur rôle de mères, au service de la famille, de la nation et de l’économie. Dans le même temps, le droit à l’avortement est remis en cause ou entravé dans plusieurs pays, et l’accès à la contraception reste inégal. Or, les mêmes responsables politiques qui appellent les femmes à faire plus d’enfants sont souvent ceux qui affaiblissent la sécurité sociale, les services publics et les droits des travailleuses.
Au travail justement, le corps des femmes est également un enjeu majeur : discriminations liées à la grossesse, carrières freinées par la maternité, manque de places d’accueil pour les enfants, métiers qui abîment les corps… Autant de violences et de freins à une réelle égalité entre les femmes et les hommes.
Dans la société aussi, le corps des femmes reste un terrain de bataille. Même là où l’avortement/l’IVG est légal, y accéder est un parcours semé d’embuches … ou un sujet de marchandage politique. Le sexisme ordinaire continue de discriminer les corps et de pulluler en ligne va les discours masculinistes glorifiant la soi-disant « femme traditionnelle ». Loin d’être marginaux, ils participent tous à leur manière au même projet de remettre les femmes « à leur place ».
À quelques jours du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ce rendez-vous rappelle que les violences ne se limitent pas aux coups. Contrôler les choix reproductifs des femmes, entraver leur accès à l’avortement ou à la contraception, les pénaliser au travail parce qu’elles sont ou pourraient devenir mères : ce sont aussi des violences, qu’il faut nommer et combattre.
Pour y réfléchir et en débattre, nous recevrons :
- Bettina Zourli, autrice et militante féministe, qui, dans son essai Notre corps, leur choix ?, démonte les discours et les politiques natalistes et rappelle que le choix d’être mère, ou de ne pas l’être, reste un combat politique ;
- Eloïse Malcourant, chargée de communication & responsable éducation permanente chez Sofélia, Fédération militante des Centres de Planning familial solidaires.
Quand ? 20 novembre 2026
Où ? Espace Solidarité – 47 rue de Namur – 5000 Beez
Infos : cepag@cepag.be – 081/26 51 56
Inscription souhaitée via le formulaire ci-contre.
