L’été 2026 que nous venons de traverser atteste que les effets du dérèglement climatique sont désormais une réalité tangible. Toutefois, toutes les catégories de population ne disposent pas des mêmes capacités de résilience face à ces bouleversements.
Les personnes en situation de vulnérabilité socio-économique, les femmes, les travailleurs âgés ou exerçant en extérieur, ou encore les populations issues de l’immigration, figurent parmi les groupes les plus exposés. À titre d’exemple, si la mortalité liée à la vague de chaleur de juin 2026 a principalement concerné les personnes de plus de 65 ans, ce sont les hommes en âge de travailler, entre 45 et 64 ans, qui ont enregistré le taux de surmortalité le plus élevé, atteignant 46,4 %.
Au-delà de ces impacts directs, les réponses actuelles apportées au défi climatique qui reposent principalement sur l’innovation technologique renforcent ces inégalités en redistribuant inégalement les coûts et les bénéfices de la décarbonation, faute d’être accompagnées de mécanismes de justice sociale.
Cette trajectoire n’a toutefois rien d’inéluctable. Des scénarios de décarbonation fondés sur une participation accrue des travailleurs, le dialogue social et une gouvernance plus inclusive peuvent ouvrir la voie à un nouveau contrat socioécologique, à la fois plus durable et plus juste.
Pour nous en parler :
Mehtap Akgüç, Senior researcher, European economic, employment and social policies Unit, European Trade Union Institute (ETUI)
Bruno Van der Linden, Professeur émérite d’économie à l’UCLouvain et chercheur à l’IRES/LIDAM, UCLouvain
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Un séminaire organisé en collaboration avec RISE.
Crédit photo : Ioanna Gimnopoulou
