Le capitalisme et ses crises

Quatre ans après le déclenchement de la crise financière, une question reste en suspens. Sommes-nous passés à deux doigts de l’effondrement du capitalisme ou sommes-nous à deux doigts de sa destruction ? Difficile de répondre, pour l’heure, à la question. Pour certains, le coup porté est fatal.  Le capitalisme est touché dans ses fondements, définitivement. Il agonise, dans un état de mort clinique. Les gesticulations du G20 et des institutions financières internationales, le FMI en tête, le maintiennent artificiellement en vie, faute d’alternative crédible et de réelle capacité d’action. L’effondrement serait donc historique, une rupture radicale de dimension ‘civilisationnelle’ qui emportera dans sa chute les sociétés modernes.  

Pour d’autres, l’optimisme reste de vigueur. Le capitalisme, au cours de son histoire, ne s’est-il pas toujours remis des périodes de crise qui émaillent cycliquement son développement ? Mieux, il en sort rajeuni et fortifié. La crise constitue une thérapie purificatrice dont les principales vertus sont de corriger les défaillances du modèle et d’éliminer les acteurs économiques inadaptés. Un grand nettoyage de printemps en quelque sorte.