Le cocktail mortel : dénigrement, sous-financement, libéralisation et privatisation

Ces derniers mois, les services collectifs, les services publics, en particulier ceux liées à la santé, à l’hygiène, à la garde et à l’éducation des enfants, à l’administration des documents sociaux, etc. se sont rappelés au bon souvenir des citoyens.

L’évidence de leur utilité, de leur rôle social, de leur importance dans l’égalité citoyenne, ne peut plus faire débat malgré des années de dénigrement par les politiques néolibérales.

Leurs éventuels dysfonctionnements n’ont plus pu être attribués, non plus, à leur nature publique ou subventionnée, mais au contraire, on a mis en évidence l’origine de ceux-ci dans leur sous-financement chronique et progressif depuis la mise en place des politiques de gouvernance européenne. Ce sous- financement est concomitant aux politiques d’ouverture du marché intérieur en particulier et de la mondialisation en général, qui ont ouvert une période de dumping fiscal croissant qui a singulièrement impacté les pays à forte couverture sociale et de services publics.