Depuis plus de 30 ans, le Fonds monétaire international (FMI) impose des politiques d’ajustement structurel (coupes drastiques dans les dépenses sociales, privatisations, « flexibilisation » du marché du travail, etc.) à la grande majorité des pays dits en développement (PED). L’objectif principal affiché est d’assainir les finances publiques afin de repartir sur de « bonnes bases ». Les résultats ont été dramatiques. La pauvreté, l’exclusion sociale et les inégalités ont explosé, tandis que le problème de la dette s’est aggravé. La dette des PED a été multipliée par quatre entre 1982 et 2012 et le service de la dette, siphonnant parfois jusqu’à 50% des recettes budgétaires, a empêché la plupart des PED de réaliser des investissements socialement utiles et écologiquement responsables. Pour déterminer l’orientation à adopter face à la crise sans précédent dans laquelle les peuples d’Europe sont plongés, il apparaît donc très utile de se pencher attentivement sur ce qui s’est passé dans les pays du sud. Ne pas le faire, c’est risquer de tomber dans les mêmes travers ou de répéter des erreurs évitables.
Or, c’est exactement ce qui est en train de se passer…