Malgré une séquence historiquement favorable depuis 2015, avec des taux d’intérêts proches de zéro, les montants transférés ces dernières années vers les créanciers au titre du paiement des intérêts de la dette publique ont été gigantesques. Au niveau européen, cela représente le montant de 5 plans de relance européen chaque année, et 14 au niveau belge !
Et cette charge de la dette, ce transfert permanent de richesses vers les marchés financiers, va inexorablement augmenter dans les années qui viennent. En effet, les récentes crises ont fait exploser les déficits et la dette, tandis que les taux d’intérêts ont fortement augmenté. Dans ce contexte, et alors que les politiques d’austérité appliquées au cours des années 2010 ont largement échoué, il serait salutaire d’avoir, enfin, un vrai débat, démocratique et citoyen, sur les alternatives au paiement inconditionnel de la dette publique. Cette analyse, en faisant le point sur la situation actuelle et en proposant des perspectives, tente de participer à cette démarche.