Depuis plus de 40 ans, nous vivons une crise structurelle marquée par un chômage de masse. Face à cette situation, le pouvoir politique — voire la société dans son ensemble — semble avoir renoncé à trouver des solutions collectives et durables. Parallèlement, le secteur des activés destinées aux demandeurs d’emploi a connu une croissance proportionnelle à celle de la courbe du chômage… Au point de voir émerger aujourd’hui un véritable marché du marché de l’emploi !
Parmi les activités proposées ou imposées aux sans emploi, le pire côtoie le meilleur. Les activités occupationnelles sans lendemain se répandent tout comme les contrats précaires et les sous-statuts. Quelles sont les stratégies et logiques derrière ces différentes méthodes « d’activation » ? Quelle est l’influence de ces politiques sur les travailleurs sociaux, leurs conditions de travail et la manière dont ils peuvent — ou pas — remplir leurs missions. Tentative de réponse dans cette analyse.