Les Pays-Bas sont, avec le Danemark, un des premiers pays où l’on a parlé de flexisécurité. Dès 1995, les interlocuteurs sociaux y ont conclu un accord sur ce thème fidèlement repris, fin 1998, par une loi intitulée « Flexibilité et sécurité ». L’objectif était de parvenir à un meilleur équilibre entre la flexibilité du marché du travail – pour mieux coller aux besoins des entreprises – et la sécurité des travailleurs- qu’ils soient en contrat stable ou instable.
Aujourd’hui, l’emploi flexible a explosé, loin de l’idéal de flexisécurité des négociateurs de 1995 : plus de 35 % d’emplois flexibles (contrats à durée limitée ou indépendants), les salariés en CDI[1] ne sont plus que 6 sur 10… Vingt ans plus tard, tout le monde, ou presque, reconnaît qu’on est allé trop loin en matière de flexibilité. Et cette situation fait apparaître de nombreux risques, aussi bien à l’échelle de l’individu que de la société et de l’économie.
[1] Contrat de travail à durée indéterminée