La (re)municipalisation des services publics a le vent en poupe…

Si la tendance générale reste à la privatisation des services publics, un courant inverse se développe depuis les années 2000.

Il ne s’agit cependant pas d’un retour à la situation antérieure. Ces nouveaux services sont assurés sur base d’une gestion publique décentralisée et, souvent en lien avec les citoyens, par opposition à la gestion publique et privée centralisée classique, et induisent une relocalisation de l’économie.

Une étude coordonnée par l’Observatoire des multinationales et le Transnational Institute analyse ainsi 835 cas de (re)municipalisation à travers le monde.

En contradiction avec les discours dominants selon lesquels les services publics seraient trop coûteux, de nombreux cas démontrent que la remunicipalisation de services ou la création de nouveaux services publics locaux permet d’assurer la qualité et l’universalité du service aux citoyens tout en répondant aux défis environnementaux et climatiques.

L’énergie et l’eau sont les secteurs qui font l’objet du plus grand nombre de cas, essentiellement en Allemagne en ce qui concerne l’énergie et en France pour ce qui concerne l’eau, alors que la France abrite pourtant les deux multinationales les plus puissantes dans le secteur de l’eau, à savoir Véolia et Suez. Les transports, la gestion des déchets, les cantines scolaires, l’enseignement et les services sociaux et la santé sont également concernés.