Depuis le milieu des années 1970, la Communauté économique européenne puis à partir de 1990, l’Union européenne ont mené des politiques de libéralisation des transports. Si la Communauté a mis en place des mécanismes pour donner la voix aux syndicats (Comité économique et social européen, Comités paritaires devenus à partir de 1998 les Comités de dialogue social), ces organismes ne disposent pas des pouvoirs nécessaires pour peser durablement dans les décisions européennes. Par ailleurs les politiques néolibérales à l’œuvre dans toutes les sous-sections des transports sont vécues comme des attaques que le mouvement syndical doit repousser, souvent avec véhémence et en renouvelant ses répertoires d’actions traditionnels entre négociations et nouvelles formes d’actions d’opposition…
Cette note a été rédigée par Kevin Crochemore, chercheur à L’ULB, dans le cadre du colloque « Routiers et dumping social : quand l’Europe a le mal des transports », organisé par le CEPAG, la Maison syndicale de Mouscron et l’UBT-FGTB, le 21 octobre 2014 à Tournai.