L’économie circulaire vise trois objectifs qui sont la réduction de la demande de matières premières et d’énergie, l’augmentation de la durée de vie des produits et l’ancrage local de la production.
Pour ce faire, il s’agit avant tout de promouvoir le recyclage et la réutilisation. Les déchets d’une entreprise peuvent constituer une source de matières premières pour d’autres. Les relations d’interdépendance et de collaboration entre firmes sont amenées à se développer, favorisant l’ancrage local de l’activité et le recours aux matières premières disponibles localement.
Il s’agit également de lutter contre l’obsolescence programmée en construisant des produits de telle sorte qu’ils puissent être réparés plutôt que jetés (éco-design).
Plus encore, ce sont les modèles de consommation qui changent. Désormais, nous n’achèterons plus notre lave-linge mais nous achèterons le service rendu par celui-ci. La valeur économique du produit ne reposera plus sur la valeur d’échange d’un bien, mais sur sa valeur d’usage. Le fournisseur est responsable du produit depuis sa conception jusqu’à son élimination ou son recyclage en passant par sa réparation. Il a ainsi tout intérêt à ce qu’il dure le plus longtemps possible.
Cette évolution n’est pas juste « tendance », elle s’impose !
Cette analyse lance la réflexion sur les raisons pour lesquelles les travailleurs doivent s’intéresser à cette « nouvelle » économie.