La nature immuable et malléable à souhait : un mythe dépassé

À l’aune de l’histoire longue – de celle qui enjambe les millénaires pour remonter aux lointaines cités de l’Antiquité -, l’époque moderne est encore toute jeune.  Elle compte à peine quelques siècles, elle qui a commencé à babiller avec la Renaissance du XVIe pour prendre réellement vie au siècle des Lumières en accouchant de pensées révolutionnaires. Des pensées qui ont jeté les divinités, les rois et le pouvoir héréditaire en dehors des critères acceptables au moment d’établir les sources légitimes du pouvoir.

Le bal des impérialismes. Géopolitique au 21ème siècle

Plusieurs pays veulent transformer les rapports de forces entre nations à leur avantage. D’autres cherchent à maintenir leurs positions mises à mal par de nouveaux prétendants. Aucune grande puissance n’est capable seule de stabiliser les relations internationales. Il en résulte un déséquilibre systémique et d’énormes incertitudes alors que les urgences sociales et écologiques se font fortement ressentir. Quelles sont les reconfigurations ?

Petit traité de sociologie animale. retour à la source de nos collectifs humains

Durant tout le XXe siècle, nous n’avons cessé de nous raconter des histoires sur nos différences supposées avec le monde animal. Selon les penseurs et les époques, nous avons ainsi tour à tour été les seuls à être aptes à réfléchir grâce à notre gros cerveau, les seuls à utiliser des outils grâce à nos mains habiles, les seuls à faire preuve d’empathie vis-à-vis de nos semblables, ou bien encore les seuls à être capables de ressentir des émotions comme l’amour, l’amitié, le sens de la famille, etc.

L’étranger : un bouc-émissaire idéal… Depuis plusieurs siècles

Le monde contemporain semble être à la dérive. Tel un rafiot mal embarqué sur des flots tumultueux, il a perdu de vue les rivages rassurants nommés paix, cohésion sociale et prospérité liés à une époque où notre port d’attache commun – l’état-Providence – promettait un certain confort de vie à toutes et tous. En lieu et place : des masses anonymes de gens se sentent aujourd’hui abandonnés par un monde politique qui les regardent plonger dans la précarité sans sourciller.

Des leçons à tirer des échecs révolutionnaires passés

Fut un temps où l’on rêvait de révolutions.

Se battre au nom d’un idéal collectif : l’égalité humaine.

Refuser les injustices et les oppressions.

Prendre des risques personnels en défiant plus puissant que soi.

Militer pour améliorer le sort d’autres humains.

Tenter, avec les camarades, d’accoucher d’un monde nouveau.

Un monde meilleur. Un monde aussi parfait que possible.

Bien qu’ils semblent morts et enterrés de nos jours, ces rêves ont eu le mérite d’exister.

Changer d’histoire : un défi pour demain. Rendre aux autres vivants la place qui leur revient.

Réunis à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre derniers pour une 26ème réunion de l’ONU visant à lutter contre le réchauffement climatique (la COP26), les chefs d’état présents ont de nouveau accouché d’une souris. Alors qu’ils devaient s’engager à prendre des décisions fermes pour respecter un accord de réduction des gaz à effet de serre signé il y a six ans à Paris, les quelques 200 pays réunis sont restés très en-deçà de l’objectif visant à limiter le réchauffement climatique à maximum +1,5 °C d’ici la fin du siècle.

Péril sur la santé publique

La pandémie du Coronavirus alerte et nous confronte à des menaces inédites. Elle éclaire brutalement les effets des politiques néolibérales qui s’en sont pris à trois domaines vitaux pour la santé publique qui nécessiteraient des investissements publics massifs et d’autres modes d’organisation : la recherche scientifique – notamment médicale –, des politiques écologiques et des systèmes de santé accessibles. Trois champs qui sont particulièrement les cibles de la violence des politiques du capitalisme néolibéral et qui soulignent l’urgence d’alternatives sociales et écologiques.

Quel est l’impact du chômage temporaire sur le revenu des travailleurs ?

Parmi les mesures qui ont accompagné l’arrêt partiel de l’activité économique à partir du 13 mars 2020 figure un mécanisme assoupli et plus généreux de chômage temporaire, le « chômage temporaire corona », qui peut bénéficier à tous les travailleurs sans condition de nationalité ni jours minimum de travail antérieurs, et prévoit une allocation d’un montant supérieur à celui du chômage temporaire ordinaire : 70 % du salaire brut (plafonné à 2754 €) au lieu de 65 %, plus un supplément de 5,63 € par jour complet de chômage.

De la place des collectifs dans notre Histoire

Dans nos sociétés libérales individualistes, il est de bon ton de critiquer l’inefficacité légendaire des collectifs – à commencer par les pouvoirs publics lorsqu’ils s’immiscent de trop près dans l’économie. C’est bien connu : dès qu’ils entendent réguler l’activité des entreprises ou carrément prendre en main des activités productives, les états seraient comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Même en cherchant à bien faire, ils ne pourraient s’empêcher de causer des dégâts en bridant inutilement l’économie, cassant ainsi la poule aux œufs d’or.

La citoyenneté des femmes en Belgique

Juridiquement la citoyenneté est l’ensemble de droits et de devoirs ainsi que de pratiques accessibles aux citoyens, soit les droits civils, ou libertés fondamentales, les droits politiques ainsi que les droits économiques et sociaux. Plus largement, la citoyenneté désigne aussi dans les démocraties la manière dont les résidents d’un pays peuvent faire usage de leurs droits pour participer aux décisions de la vie publique, peser sur le débat politique et dynamiser ainsi la démocratie.