Ces dernières années, le mois de mai est, entre autres, rythmé par une vague de campagnes marketing bien huilées au sein d’une grande partie des multinationales présentes sur le territoire bruxellois. Ces mêmes entreprises s’invitent en général ainsi à la Pride dont elles profitent pour jeter à la foule « goodies » et autres gadgets arborant leurs logos spécialement colorés pour l’occasion. Elles prônent ainsi un soutien sans limite aux personnes LGBTQIA+, qui sont malgré tout toujours victimes de discriminations et stigmatisations diverses en termes d’accès au logement, à l’emploi, aux soins de santé, etc.
Comme le capitalisme vert, le capitalisme dit « arc-en-ciel » se propage comme une vague d’adhérence factice et opportuniste aux véritables luttes qui sont l’enjeu des personnes LGBTQIA+.
En effet, en promouvant ainsi la version modernisée du drapeau conçu par Gilbert Baker en 1978 (et aujourd’hui reconnaissable dans le monde entier), les entreprises et autres organisations de grandes échelles opèrent, en réalité, une opération marketing vers un ‘marché’ qu’elles savent en expansion. Une étude récente révèle que 15 pourcents de la génération Z aux États-Unis s’identifient comme LGBTQIA+ – soit un·e adulte sur 6.Le succès rencontré par la Pride cette année encore témoigne également de cette expression sociétale. En mai dernier, plus de 150.000 personnes étaient présentes dans les rues de Bruxelles pour défendre les droits des personnes LGBTQIA+ et appeler au respect du droit fondamental de manifester.