Ce que la Covid-19 nous apprend sur…

Presque un an jour pour jour après l’entrée en vigueur du premier confinement, il nous a semblé opportun de voir quels enseignements pouvaient être tirés de cette période hors-norme. Qu’avons-nous appris de cette année de crise sanitaire, rythmée par l’omniprésence et les mutations d’un petit être nommé Coronavirus.

Enjeux syndicaux du droit de retrait

Le travailleur confronté à un danger grave et imminent a le droit de suspendre son activité et quitter son poste de travail.

Afin de comprendre ce qu’est le « droit de retrait », il faut évidemment l’appréhender dans le cadre des dispositions légales qui lui sont applicables.

Ce droit individuel peut avoir des dimensions collectives et se révéler utile pour l’action syndicale.

Education populaire et émancipation

Le néolibéralisme n’en finit pas de plonger les sociétés et les écosystèmes dans le chaos. Comment la formation des travailleurs et l’éducation populaire peuvent-elles être des lieux où s’élaborent des horizons émancipateurs ? Comment y construire des stratégies de transformation sociale pour qu’ils puissent advenir ?

La pauvreté n’est pas une fatalité

La crise sanitaire de la covid-19 a agi à la fois comme un révélateur et un amplificateur des inégalités sociales. Chômage temporaire massif, taux d’indemnisation trop bas, licenciements, contrats précaires non renouvelés, travailleurs et travailleuses au noir qui se retrouvent à la rue, jobistes étudiants sans revenus…

Quand quitterons-nous l’âge sombre du capitalisme marchand ?

Quand divorcerons-nous des multinationales ?

Ainsi, la Belgique est sous eaux.

Dans leur cave, des gens voient leur frigo flotter sur 1,5 mètre d’eau, leur chaudière ravagée par des flots de boue en provenance directe de la rue. De leur fenêtre, des gens regardent avec inquiétude leur voiture partir au gré des flots, jouer aux auto-tamponneuses les unes avec les autres dans un quartier transformé en terrain de water-polo.

Ouvrir le syndicalisme du travail salarié aux freelances et travailleurs autonomes ?

Réflexion autour des rapports entre syndicats et travail indépendant

Depuis longtemps, le travailleur « autonome », dit aussi atypique ou freelance, est assimilé à un travailleur indépendant. À tort quand il s’agit de « faux indépendants », pour lesquels les syndicats se positionnent pour la reconnaissance et la requalification du statut de ces travailleurs en tant que salariés, mais bien souvent, ces travailleurs ont une mentalité de « travailleur indépendant », due à une volonté d’autonomie dans l’exercice de leurs métiers.

Le cocktail mortel : dénigrement, sous-financement, libéralisation et privatisation

Ces derniers mois, les services collectifs, les services publics, en particulier ceux liées à la santé, à l’hygiène, à la garde et à l’éducation des enfants, à l’administration des documents sociaux, etc. se sont rappelés au bon souvenir des citoyens.

L’évidence de leur utilité, de leur rôle social, de leur importance dans l’égalité citoyenne, ne peut plus faire débat malgré des années de dénigrement par les politiques néolibérales.

Syndicats et médias : je t’aime, moi non plus

 « Grève sauvage dans les dépôts de bus TEC Liège-Verviers à cause du coronavirus: « irresponsable » selon la direction » (www.rtbf.be, 13/03/2020).

On est loin, très loin de titres tels que « Oui à l’arme ultime » à la Une du quotidien La Wallonie, le 1er janvier 1960[1].

Que s’est-il passé en quelques décennies pour que, en Belgique francophone, le traitement des grèves et mouvements sociaux en général ne soit plus exercé que via le biais de la négativité ?

Covid-19 en Belgique : après l’incompétence et le fatalisme, l’espoir d’un vaccin et le snécessaires réformes de santé publique

Le pouvoir politique belge a-t-il décidé de mystifier et de raconter des balivernes, face à l’incompétence de sa gestion de l’épidémie ? Si tel est le cas, il ne faut pas être surpris de n’avoir observé que méfiance, incompréhension, indignation et même indiscipline au sein d’une frange de la population. Malgré l’espoir d’un vaccin, des réformes de santé publique sont plus que nécessaires, voire fondamentales.

Le congé-éducation payé (CEP) : historique et perspectives d’une loi en évolution

La loi concernant le congé-éducation payé, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a vu le jour en 1985. Ce dispositif permet, d’une part au travailleur de quitter son poste de travail, tout en gardant tout ou partie de sa rémunération afin de suivre une formation qu’il a pu lui-même choisir et, d’autre part à l’employeur de récupérer cette rémunération liée au travail non-presté auprès de l’Etat. Ce système, assez unique en Europe, a connu, ces dernières années, notamment avec la régionalisation de cette compétence, de nombreux changements.